« La Miss »

Je les ai vus, de mes yeux vus. Je vous l’assure. Pour respecter la stricte vérité, je devrais plutôt dire, nous les avons vus. Nous étions, ce jour là, mes deux acolytes Bébert, Lané et moi en lisière de forêt du R. à la recherche d’un endroit où construire une Lire la suite

Un thé à la ferme.

Je revenais, ce jeudi là, d’une balade en forêt, à laquelle deux copains devaient m’accompagner, mais ces deux lâcheurs avaient préféré aller jouer au « baby » et au flipper au café du Stadium. Les balades en forêt étaient mon grand plaisir et j’y passais le plus clair de mon Lire la suite

Train de nuit.

Beate quittait Hanovre pour se rendre à Lausanne où l’attendait sa belle famille avec laquelle il avait été prévu qu’elle passerait l’été. Mariée depuis l’année précédente avec Herr[note= Monsieur] Peter Höerli, citoyen suisse qui avait fait fortune en Allemagne, elle avait fait un mariage qui faisait d’elle une riche bourgeoise Lire la suite

Une expérience cynégétique.

Je discutais souvent nature avec notre voisin, Monsieur Devauvais chasseur invétéré qui connaissait mon intérêt pour tout ce qui concernait la nature et la faune sauvage. Un samedi après midi alors que nous échangions par dessus le grillage qui séparait nos jardins il me raconta avoir eu la chance pendant Lire la suite

Au Locarno.

Show me the way to the next whisky bar… Ce soir là, j’avais voulu sortir seul en boîte, sans la cuadrilla rassurante de mes peones de copains en titre, et me prouver que j’étais beau, tout seul, matador improbable dans l’arène illusoire de mes dix-huit ans: « Dejad me solo! »* Travolta Lire la suite

Le silence est d’or…

Cette année là, j’avais bossé pendant toutes les vacances d’été et je me retrouvai en ce début septembre avec un beau petit pactole qui me permettait enfin d’envisager l’achat de ce qui allait faire de moi un mec à part entière: une bagnole! Après avoir fureté dans les garages, épluché Lire la suite

Une jolie petite caille.

Étienne et Pierre étaient potes, très potes. « Les inséparables »… on les appelait ainsi, et s’il est vrai que ça n’était pas bien méchant, ce surnom montrait bien le mépris amusé dans lequel les gens du milieu dont ils essayaient de se faire adopter les tenaient. Ce sobriquet n’était d’ailleurs pas Lire la suite