Chapitre V
De Mick à Kim
Tine présente Mick, sa petite chérie à Yvette, une de ses maîtresses attitrées.…
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Tine laissa un long moment, puis regardant sa chérie, hocha lentement la tête:
— Vas-y ma chatte, montre lui…
Alors, regardant Yvette dans les yeux, avec un à-plomb qui ne lui ressemblait pas, souriant, le giton ouvrit lentement sa courte robe de chambre. Entre ses jambes gainées de soie noire, sous le porte-jarretelles se dressait son joli sexe en érection.
— Oh! Oh…! Je… c’est incroyable…si je m’attendais! Oh! Tu es si… et tu…
Elle mit ses mains devant sa bouche, contemplant la mignonne en secouant la tête avec un sourire ravi. Puis elle regarda Tine:
— Eh bien! Mes chéries, on peut dire que vous m’avez bien eue toutes les deux…Ouuh…! j’en suis toute excitée!
— Vrai?
Elle chuchota à sa maîtresse:
— Je mouille comme une salope!
Alors Tine à sa mignonne:
— Ma chérie… Yvette me dit qu’elle crève d’envie de t’embrasser…
Yvette riant intérieurement, se mordit la lèvre retenant un sourire: cette canaille de Tine était redoutable!
Après s’être longuement regardés, sur un signe d’acquiescement imperceptible de la chérie, Yvette s’approcha.
Si leur baiser commença timidement, dans une infinie douceur, il se prolongea passionnément dans des caresses, gémissements et soupirs qui disaient leur extrême excitation et ce fut l’apothéose lorsque Tine les rejoignit, les enlaçant toutes les deux pour une luxurieuse étreinte pendant laquelle les trois grâces échangèrent, dans les transes d’une fièvre amoureuse, les baisers les plus fous.
Au comble de l’impatience, elles se retrouvèrent dans la chambre où Tine et son tendron entreprirent de déshabiller la belle bourgeoise que la nouveauté de cette expérience excitait au plus haut point, en témoignaient ses soupirs et gémissements… bientôt les trois belles se retrouvaient nues, enlacées sur la couette dans une bacchanale endiablée, s’adonnant aux caresses et aux baisers les plus scabreux.
De manière tacite, Tine offrait sa jolie poupée à sa belle maîtresse, ce dont la jolie poupée n’allait pas se plaindre, bien au contraire. Aussi, c’est tout naturellement, que les deux femmes firent d’ elle, le centre de leurs convoitises érotiques, l’entourant de toutes leurs attentions.
Alors qu’enlacées elles s’embrassaient avec fougue, continuant à s’adonner aux caresses les plus osées, Yvette attira à elle le giton* et l’enjambant, se positionna cambrée, tête-bêche, au-dessus de lui dans une posture d’invite sans équivoque, alors qu’elle saisissait de deux doigts en anneau son mignon sexe et le prenait en bouche.
Le bichon avait sous les yeux le bouleversant spectacle de la jolie chatte d’Yvette, tumescente, gonflée de désir et ruisselante de cyprine ainsi que celui du large anneau de bronze, qui s’offrait, entre ses fesses de soie.
Gémissant sous la divine caresse de la bouche experte, il commença à lécher la belle chatte aux lèvres gonflées de désir, d’abord timidement puis, dans un baiser qui s’enhardissait finit par y darder sa langue laissant la cyprine qui gouttait du beau fruit ruisseler dans sa bouche. Alors que la belle écartelait son petit con turgide sur son baiser, il vit que Tine, d’un de ses doigts venait doucement caresser le bel œillet épanoui.
Il entendit la belle supplier:
— Oh! Continue Tine! Encore, chérie! Encore…!
Ce furent alors trois doigts luisants de suif que l’antre soyeux de la belle engloutit sous les yeux du giton, qui n’en pouvait plus d’excitation. Il avait interrompu son baiser, mais peu importait semblait-il à la belle, qui ayant elle aussi arrêté sa caresse, se cambrait sur la voluptueuse intrusion alors que dans un râle, elle implorait sa maîtresse:
— Oui! Oui! Encore…! Mets moi! Baise moi, chérie!
Bientôt ce furent quatre doigts qui s’enfoncèrent lentement sous le regard ébahi du céladon, distendant la belle armille alors qu’il entendait les gémissements de plaisir d’Yvette…
Tendu dans une excitation qui le faisait gémir, Il s’identifiait à la belle que Tine allait soumettre, lui « faisant une main » comme elle le lui avait fait.
Caressant les reins d’Yvette, embrassant ses fesses, son con ruisselant, il jouissait, presque autant que s’il avait reçu, lui-même la lubrique caresse.
Il vit la main que Tine avait mise en bec de canard, pouce opposé aux autres doigts, s’approcher de la rosette dilatée d’Yvette dont il entendait les gémissements d’impatience…Il allait la voir prendre la main entière de sa maîtresse, là, sous ses yeux! C’était trop!
Du bout de ses doigts réunis, les poussant délicatement, Tine ouvrit la boutonnière de sa belle et les poussant davantage dilata doucement la ventouse mauve.
Elle les fit pénétrer très lentement d’une poussée jusqu’au métacarpe, sous le regard halluciné du giton. Yvette entre deux râles exhortait sa bourrelle:
— Oh! Baise moi, chérie…! Baise moi!
Tine se mit à doucement, très lentement, tourner sa main que Mick vit pénétrer l’armille dilatée, jusqu’aux jointures…il la sentit forcer…Et puis, soudain, comme s’il avait gobé la proie que devenait la main impérieuse qui le forçait, l’anneau dilaté d’Yvette avala littéralement la main de sa maîtresse, jusqu’au poignet.
Yvette eut un profond soupir qui se transforma en râle quand d ‘un mouvement de tout son corps, elle s’enfonça encore plus profondément sur la main qui la soumettait.
— T’ aimes comment que j’ te baise, mon amour…?
— Oh Tine! Continue chérie…! Plus fort!
Tine commença alors sous les yeux ébahis du bichon, à imprimer à sa main, un lent mouvement de bielle que peu à peu elle amplifia, pour finir par la retirer entièrement du fourreau d’Yvette et l’y enfouir encore et encore, faisant crier sa belle victime la faisant jouir jusqu’à ce qu’elle tombe épuisée de plaisir. Elle s’affala sur le bichon qui n’avait cessé de caresser éperdu de tendresse celle à laquelle il s’était totalement identifié et qu’il était devenu le temps de cet incroyable intermède érotique.
A nouveau enlacées, après cette tempête, elles s’embrassaient, se chuchotant douceurs et mots crus trempés d’acide.
— T’as joui, hein chérie? C’était bon…?
— Oh, Tine chérie…J’adore quand tu me fais ça…c’est…!!
— Et toi ma chatte… t’as aimé…?
— Mes chéries ça a été extraordinaire…! En vous regardant… je…je m’y croyais!
— T’aimerais t’ i’ qu’ Yvette te l’ fasse?
Une fois de plus, maîtresse du jeu, Tine les prenait, toutes deux, au dépourvu…pour leur plus grand plaisir.
La jolie poupée*regardait Yvette, se mordant la lèvre…
Yvette la fixait avec un sourire carnassier:
— Tu veux, ma chérie?
Elle la fit s’agenouiller sur le lit, la prit par un bras et la taille, la fit mettre à quatre pattes et tout en lui des mots crus et enfiévrés, la fit se cambrer, lui embrassant les reins, le dos, picorant ses fesses de baisers, baisant et léchant son anneau. Sa voix tremblant d’excitation:
— Petite salope… je vais te faire jouir, chienne !
Se penchant sur le chevet, elle y prit le pot de suif, enduisit son œillet de liniment, et en enduisit copieusement sa main, ainsi que son bras.
Pendant ce temps,Tine à genoux devant sa mignonne l’embrassait, lui murmurait des mots crus et de tendres insultes:
— T’ es contente qu’Yvette te baise, comme la p’tite pute que t’es, mon amour… Oui, hein? T’ aimes ça! T’ es une bonne petite salope qui va faire plaisir à ma copine, hein ma chérie ?
Tine riait doucement lançant des œillades complices à son amante:
— Tu vas te régaler, ma belle…!
Tout en se préparant celle-ci murmura à Tine:
— Oh, Tine chérie.. ! Si tu savais comme ça me fait jouir…!Merci…! J’adore…!
Puis, à l’adresse de celui qu’elle allait soumettre:
— Cambre-toi… ! Creuse tes reins… ! Ouvre toi, salope… !
Quand Mick sentit les premières phalanges commencer à forcer son anneau, il eut une sorte de relâchement puis se tendit dans une attente exaspérée de l’âpre caresse qu’il appelait… gémissant, il sentait la main intruse pénétrer lentement plus avant. Yvette commença alors un léger mouvement de va-et-vient, tout en poussant de petites exclamations de contentement. Elle commençait à jouir.
Mick saisit son poignet, et le poussa davantage… avec un râle, sa bourrelle se mit à pousser et à imprimer à sa main, un mouvement tournant alternatif.
Ses sphincters, bien qu’encore endoloris, par le monstrueux engin que Tine lui avait fait accepter, ne le faisaient pas trop souffrir, et il parvenait à supporter le assauts de la main fine, qui les rudoyait sans, toutefois, les martyriser. La douleur qu’elle lui procurait un incroyable plaisir.
Les gémissements d’excitation de sa tourmenteuse s’exacerbaient, à mesure qu’elle sentait sa main progresser dans l’étroit fourreau de soie.
C’est alors que le bichon, que l’excitation emportait, l’enjoignit :
— Oh ! Vas-y chérie… ! Prends-moi…! Fort !
Yvette lui enserra la taille de son bras gauche, et s’arc-boutant, dans un cri de triomphe et de jouissance, enfonça sa main qui, d’un coup le pénétra.
Yvette se tourna vers Tine, et d’une voix tremblante:
— Ooh! Je la sens se refermer sur mon poignet…Oh! Que c’est bon…!
Et embrassant les reins de sa tendre victime*
— Oh ! Chérie… ! Que tu es bonne… ! Tu es si douce, salope!
Elle lui embrassait les reins, les fesses, le léchait, alors que Tine branlait son sexe en même temps.
A ce moment, les deux amantes agenouillées près de leur proie soumise s’embrassèrent passionnément, scellant le pacte lubrique qui les liait toutes trois.
Mick, haletant, se creusa, s’offrant encore, et saisissant le bras d’ Yvette, le poussa davantage.
— Encore chérie… Encore !
Doucement, elle poussa sa main, qui s’enfonça davantage alors qu’entre ses dents, elle poussait des exclamations de jouissance étonnée, qui se mêlaient aux cris de volupté du mignon. Tine exhortait et encourageait sa maîtresse à le soumettre encore:
— Oui, chérie! C’est ça… encore! Baise la encore plus fort cette petite pute! Elle adore ça…enfonce lui encore ta main…encore!
Yvette grinçant des dents sur un rictus lubrique, lentement, doucement, enfonça peu à peu sa main, sous les incitations de Tine, jusqu’à la saignée du coude, faisant éprouver à la tendre poupée un orgasme inouï.
Dans un long gémissement, Mick, secoué de spasmes, se mit alors à éjaculer, dans la main de Tine qui le branlait. Quand il eut fini de jouir, elle porta sa main engluée de sperme à sa bouche puis à celle de sa maîtresse qui se mit à la lécher avidement, avec des râles lubriques dans une communion d’une incroyable perversité.
Poussant sa main plus profondément dans le fourreau soyeux du bichon, Yvette la retira doucement dans un lent mouvement, pour l’y enfoncer à nouveau avec force, puis réitéra, encore et encore, noyant sa proie dans une jouissance ineffable.
Le céladon ne s’aperçut pas du temps que cela dura, car il en perdit la notion, tant elles le firent jouir, mais les orgasmes qu’il venait d’endurer finirent par avoir raison de ses forces, et pantelant, râlant et gémissant, il s’effondra sur le lit de plaisir et de lubricité, épuisé.
Alors, avec de longs soupirs, tournant sa main doucement, prenant d’infinies précautions, Yvette se retira et s’allongea sur le dos entre ses deux maîtresses… les caressant, alors qu’elles l’embrassaient, elle leur murmura dans un souffle:
— Ooh ! Comme j’ai joui ! Que c’était bon…!Oh! Merci…merci à toutes les deux, mes chéries.
Elles passèrent encore un long moment à se cajoler et à s’embrasser…
Puis, Tine qui, se redressant alors qu’elle regardait Yvette et Mick qui agenouillés face à face s’embrassaient, se mit à caresser les admirables fesses des ses deux amantes.Oh! mes chéries…c’est rien joli! Vos deux p’tits culs de salopes! … Mmh! Comment qu’ ça m’ fait envie…!Continuez à vous embrasser, petites chiennes et mettez vous à quat’ pattes, côte-côte!
Yvette eut un rire et chuchota quelques mots à Mick. Ayant compris quel allait être leur sort, les deux victimes se cambrèrent et tendirent leur croupe dans une acceptation tacite et ravie de leur supplice .
Alors qu’elles continuaient à s’embrasser, Tine qui leur grinçait des mots mouillés d’acide, avait pris le pot de suif, et oignait les charmants trous du cul frémissant d’ impatience. Puis, ayant enduit ses mains et ses avant-bras de liniment, s’agenouilla derrière ses deux soumises. Se creusant encore, elles s’offraient à l’âpre caresse.
La bourrelle commença par Yvette dont le cul était « fait » depuis longtemps, elle en savait quelque chose…! Elle enfonça ses doigts rassemblés dans son fourreau arrêtant sa main à la jointure du métacarpe. La belle soupirait demandant en geignant à sa maîtresse de « lui mettre tout »… elle dut attendre un peu.
Puis, ce fut au tour de Mick qui sentit avec volupté les doigts de sa maîtresse le pénétrer sans précautions inutiles, lui aussi avait le cul bien ouvert après avoir été pénétré par l’énorme gode et par la main d’Yvette. Les deux chéries continuaient à s’embrasser, geignant et gémissant l’une et l’autre, quand Tine poussant en même temps sur ses deux mains leur fit pousser un hoquet de surprise, les pénétrant ensemble, jusqu’aux poignets.
Leur tortionnaire marqua une pause, laissant un moment ses deux victimes redescendre…
Puis lentement, alternant leur course elle commença de ses bras des mouvement de bielle qui eurent tôt fait de provoquer chez les deux belles gémissements et soupirs de jouissance.
Au fur et à mesure que Tine accélérait ses mouvements et leur faisait gagner en puissance, les râles et gémissements se muèrent en feulements, cris et vagissements, qu’émaillaient d’obscènes suppliques, attestant de l’intensité de la jouissance que leur tourmenteuse leur faisait éprouver.
Cela dura un long moment… puis, comme d’un commun accord, elles s’écroulèrent sur la couette, exténuées, soûles de jouissance et de stupre, alors que Tine, doucement, précautionneusement retirait ses mains des deux antres dévastés.
Il leur fallut un long moment pour récupérer… retrouvant, alors, un peu de calme et de sérénité, elles reprirent caresses et cajoleries, riant et badinant avec légèreté.
A un moment, Yvette se tournant vers Mick le questionna:
— Dis moi, ma chérie…t’es-tu trouvé un nom ? Mick, ok…c’est bien pour un mec…Mais , je pense à quelque chose de plus féminin pour toi…tu es si mignonne !
Ce fut Tine qui répondit:
— Ben non… mais on n’a pas cherché, non plus. Pourquoi? T’as une idée?
— Oui… Tout simplement, l’inverse de Mick: Kim… et en plus je trouve c’est vachement mignon! Qu’est ce que tu en penses, chérie?
— Oh! Génial…! Kim ! Ça me plaît vachement!
— Oui… c’est pas mal .
Concéda Tine, qui en fait était dépitée de s’être fait ainsi couper l’herbe sous le pied.
— Si quelqu’un devait trouver un nom à sa chérie, c’était elle, Tine et personne d’autre…!—
Pensait-elle..
— Puisque ça plaît au baisot… enfin, la baisote, maintenant… va pour Kim!—
Elles restèrent encore un long moment au lit, enlacées continuant cajoleries et badinage…
Soudain Yvette regardant sa montre, s’écria:
— Sapristi! Déjà six heures! Et j’ai un dîner ce soir…Oh! Mes chéries…il faut que j’y aille…on se revoit vite, n’est ce pas?
La fête se terminait un peu brusquement mais…cas de force majeure. On se rattraperait plus tard!
— Oh! mais j’y pense!
Yvette y pensait, en fait, depuis le début, mais n’ayant pas trouvé l’opportunité d’en parler, jouait la comédie du « Tiens, au fait…! »
— Kim, ma chérie, c’est bientôt l’anniversaire de mon mari… et je dois te dire qu’il est très porté sur la chose particulièrement avec des garçons. J’aimerais lui offrir en cadeau, une nuit avec une petite mignonne dans ton genre, si tu vois ce que je veux dire, il serait ravi…Serais-tu partante?
Pour le coup, Tine vit rouge:
— » Kim » , passe encore mais là… !—
— Ttt! Ttt! Ma chère amie, t’es bien gentille, mais tu profites d’une après-midi chez moi, avec ma chérie et tout c’ que tu trouves à faire c’est d’essayer de me la piquer…! Bah, ça ne va pas du tout, ça, ma petite! Mick est à moi! Ta façon d’ faire, j’ accepte pas!
Tine ne mâchait pas ses mots… mais pour elle, c’était: « Mick, pas touche! »
— Oh! Désolée! Ce n’était pas le but du jeu. Mais, puisque tu le prends…
Le ton commençait à monter entre les deux femmes.
Kim intervint, faisant montre d’un à-plomb dont Mick était bien incapable.
— S’il vous plaît mes chéries! Il me semble que je suis un peu concerné, non?Yvette vous êtes une femme exquise et une amante experte que j’apprécie beaucoup… mais ma maîtresse, c’est Tine et je lui donne entièrement raison. Pourtant, je veux aussi vous mettre d’accord. . Donc, Yvette, je ne dis pas non à votre proposition mais pas sans l’accord de ma chérie. De plus j’exige qu’elle nous accompagne si cela doit se faire.
Les deux copines tombèrent d’accord sur le fait que Kim avait parlé avec justesse et se rabibochèrent s’embrassant comme de vieilles médailles.
On convint de se tenir au courant et de se revoir bientôt.
Quelques minutes plus tard, la belle bourgeoise rentrait sur Rouen.
*
— Oh! ma petite chérie, mon amour! Viens que je t’embrasse… Que tu m’as fait plaisir… Je t’aime ma chérie!
Tine, heureuse de la déclaration d’amour que lui avait faite sa chérie, des larmes dans les yeux l’embrassait et la cajolait.
— Viens ma chatte, viens ! On va se r’faire une beauté… Quand Guédru va rentrer, d’ailleurs, i’ va pas tarder, faut qu’ i’ t’ trouve toute belle!
— Mais Tine, va falloir que je rentre maintenant…
— Aha…? T’aurais t’ i’ pas envie de rester avec nous c’ soir?
— Bah, oui, Tine mais…
— Mais, r’garde!
Tine décrocha le téléphone et composa un numéro.
— Allô? Bonsoir Madame, c’est la maman de Jacques!
— Oui, bonsoir Madame, j’ai reconnu votre voix!
— Ah! Très bien! Dites moi, Madame, la course s’est terminée très tard et il faut encore aller les chercher à Duclair.
— Est ce que cela pose un problème si nous gardons Mick à la maison ce soir? Ça ferait tellement plaisir à Jacques!
— Eh bien, dites à Jacques que c’est d’accord, Madame! Mick est grand et il fait ce qu’il veut.
Elles se saluèrent et Tine raccrocha. Se tournant vers sa chérie:
— Alibi, à Maman! Et voilà!
Kim embrassa Tine au comble de la joie!
Elle le prit par la main.
— Allez, viens, que j’ te r’fasse belle!
Kim une fois de plus s’étonna des changements de registre dont Tine était capable et cela sans le moindre effort apparent.
*
Guédru ouvrit la porte de la cuisine et essuyant ses chaussures sur le paillasson lança un « « Bonsoir, ma Tine! » sur un ton qui laissait deviner que sa journée n’avait pas été de tout repos.
Tine le taquina:
— Ah bah, te v’la quand même!
— J’aime mieux t’ dire qu’ j’ai pas chômé d’puis c’ matin!
Alors qu’il ôtait son éternelle canadienne, il aperçut Kim assise en retrait.
— Ooh! Mais c’est qu’on a d’ la visite! Bonsoir jolie demoiselle! Eh bah? Tu nous présente pas, ma Tine?
En riant Tine lança à Kim:
— Qu’est ce que j’ t’avais dit: à peine arrivé qu’i’ t’ fait déjà du gringue!
S ‘adressannt à Guédru:
— Pas la peine que j’ vous présente : vous vous connaissez d’jà!
Alors que Guédru se penchait et plissait les yeux, essayant de reconnaître la belle inconnue…
— Guédru, combien d’ fois que j’ t’ai dit d’aller voir un occuliss, hein?
Elle se moquait, mais le vieux était myope comme une taupe et refusait obstinément de voir un ophtalmologue, comme il refusait de consulter tout médecin.
Kim se leva alors et s’approcha de lui.
— Bonsoir M’sieur Guédru.
— Ah bah, merde alors…! É t’ i’ toi, mon Mick?
Tine intervint.
— Non, maintenant c’est Kim! C’est comme ça qu’a s’appelle! Alors ? Qui qu’ t’en pense?
— Oh! Elle est rien belle! Bah, dis donc… j’ l’ai pas reconnu! J’ peux t’ i’ l’embrasser?
— Tu vas pouvoir l’embrasser tant qu’ tu veux, pasqu’a’ va rester passer la nuit avec nous…mais si t’as pas la patience, tu peux commencer, nous on a pris un peu d’avance, pas ma belle…,?
Dit Tine dans un rire.
Guédru ne se le fit pas dire deux fois.
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