Chapitre IV
                                                                                   Métamorphose.

Tine était ravie, la journée qu’elle venait de passer en compagnie de son mignon, ou plutôt de sa mignonne, depuis lors, ne s’était pas déroulée tout à fait comme elle l’avait prévu, mais celle-ci lui avait apporté, avec le charme que peut parfois avoir l’imprévu, de bien agréables surprises.

Quelques jours auparavant…

— Allô…? Oui, bonjour, Madame !
— Oui. Bonjour!
— Je suis la maman de Jacques et je vous appelle de sa part pour vous demander, si vous voulez bien, de prévenir Mick: il y a une course prévue jeudi prochain. Puis-je compter sur vous pour le lui dire?
— Bien sûr, Madame je n’y manquerai pas…

Après s’être saluées, les deux « mamans » raccrochèrent.
Tine était aux anges, son mignon allait être prévenu que les réjouissances était toutes proches. Tout se déroulait selon le plan.

Au même moment, la mère de Mick frappait à la porte de sa chambre:

— Mick? Je ne savais pas que tu avais un copain Jacques… Sa mère m’a appelée pour que je te prévienne: il y a course jeudi prochain!

Le garçon se précipita à la porte et l’ouvrit, prit sa mère dans ses bras et se mit à tourner avec elle, la couvrant de baisers, dans une valse enthousiaste.

— Eh, bien, dis, donc! Ça te fait un effet ces courses!

Elle riait:

— Mais…! As-tu bientôt fini…?

Elle faisait semblant de protester, en fait, elle adorait se faire cajoler par son petit Mick chéri qui, lui aussi, adorait cela.

Les jours qui suivirent semblèrent bien longs au garçon qui brûlait d’impatience de se retrouver au bras de son experte maîtresse.
Il s’en voulait de faire ces cachotteries à son vieil amant auquel il vouait un véritable culte mais cette petite trahison était le prix à payer pour goûter les délices que lui apporterait cette journée pleine de promesses palpitantes.

Il était neuf heures, Guédru commençant ses journées avec le soleil, ils avaient pris une bonne marge de sécurité, et étaient de plus convenus d’un signal: s’il n’y avait pas de pot de géranium sur le rebord de fenêtre, le champ était libre.
Mick passa une première fois devant la chaumine. Pas de pot… de géranium.  Feu vert!
Il fit alors demi-tour et alla ranger son vélo sous l’appentis, il n’y avait personne alentour… le garçon, le cœur en fête, se dirigea donc, vers la maison dont la porte s’ouvrit à son arrivée: Tine, souriante, dans sa belle robe bleue, fit entrer son Mick, prenant bien soin de ne pas se montrer.
A peine eut-il franchi la porte qu’elle le prit dans ses bras, le couvrant de baisers, lui murmurant des mots d’amour.

— Oh! Tine, je suis si content !

Elle l’enlaça et prit sa bouche d’un de ces baisers qui le subjuguaient littéralement. Il se sentit fondre dans les bras de sa belle, anticipant les délices que cette journée lui promettait.
Elle l’embrassa longuement, encore et encore, semblant pas pouvoir se lasser de ces étreintes éperdues.

Puis il y eut le rituel du « coup d’ jus » pendant lequel Tine ne cessa de cajoler et caresser son mignon qui faisait honneur aux croissants et « pains en chocolat », comme elle les appelait, qu’elle était allé acheter avant sont arrivée…elle n’avait envie que de le choyer.
Alors qu’elle le regardait en souriant se régaler, avec la joie gourmande d’un enfant, dont il avait encore bien des côtés, Tine se demandait pourquoi elle éprouvait une telle tendresse pour le garçon, s’étonnant de trouver tant de plaisir à caresser ses cheveux, à sentir sous ses doigts la peau de son visage, si douce…pourquoi sa jolie petit gueule, lui semblait si familière. Décidément, le « baisot » la troublait…
Lorsqu’il se fut bien régalé, elle lui prit la main qu’elle l’embrassa et le regardant tendrement:

— On va dans la chambre, viens mon chéri… Viens !

Depuis un certain temps, penser à Mick, à ce qu’il était pour elle, faisait passer Tine par des états tantôt euphoriques et enjoués tantôt à des sentiments plus profonds, plus sages, presque graves, et cela la perturbait, lui faisant se poser mille questions.
Elle était cependant maintenant sûre d’une chose: elle aimait son Mick d’un amour sincère. Et ça, même si elle en était heureuse, la déstabilisait au point qu’elle avait décidé qu’il faudrait, un jour, qu’elle en parle à Guédru. Et ce ne serait pas chose simple: elle savait combien Guédru sous ses dehors de vieux coq revenu de tout pouvait être jaloux quand il s’agissait de sa Tine.

Ce matin elle était d’humeur badine: elle voulait qu’ils s’amusent et profitent pleinement de cette journée de liberté où tout leur était ouvert.
Tout
A commencer par le projet qu’elle avait mûri pour lui et dont il inorait encore tout. Et puis, il y aurait aussi cette surprise qu’elle lui avait préparée.
Elle n’avait pas pu résister… depuis le temps qu’elle y pensait ! Elle avait invité sa maîtresse en titre, la belle Yvette de Sembres, riche bourgeoise rouennaise à passer en début d’après-midi « à l’improviste »: elle serait seule… Yvette avait compris et ravie, s’était empressé d’accepter.

La fine mouche avait pensé à cette petite ruse afin de présenter sa conquête à sa belle maîtresse.
Épouse d’un industriel fortuné plus âgé qu’elle, celui-ci, grand amateur de garçons, lui laissait mener l’existence oisive et dorée des femmes de la haute bourgeoisie, elle avait ainsi tout loisir de se consacrer à ses deux passions: baiser et se faire baiser. Si la ribaude courait les parties carrées et partouzes qui discrètement se donnaient régulièrement dans la « bonne société », cela ne l’empêchait pas de faire feu de tout bois: le bosquet d’un square, le recoin d »une porte cochère devenait un lieu de débauche dont le plaisir qu’elle en tirait, pimenté par le goût du risque, apaisait pendant un temps sa boulimie sexuelle.
Aussi, la sachant curieuse et friande d’expériences insolites, Tine était sûre que ce serait, pour elle, une  agréable surprise.

Quant à son petit chéri, elle sourit, pensant qu’à ce moment là, il serait devenu, si son projet se déroulait comme elle l’avait prévu, sa petite chérie, il lui obéirait en tout et Tine était bien sûre qu’il ne s’en plaindrait pas, bien au contraire!

Arrivés dans la chambre, Tine poussa Mick en riant sur le lit et le rejoignit dans un simulacre de lutte qui s’acheva par un nouveau baiser passionné dont ni l’un ni l’autre ne semblait pouvoir se lasser. Puis Tine caressant et embrassant le garçon entreprit de le déshabiller.
Il fut bientôt nu sur la couette et se laissant embrasser avec un bonheur ineffable, anticipait les plaisirs que son experte maîtresse allait lui donner tout en la caressant.
Il avait remonté sa robe et baissé la jolie culotte de satin, dévoilant le duvet de sa petite motte qu’il caressait, titillant son bourgeon, il se pencha sur elle et se mit à l’agacer de sa langue et de ses lèvres s’enivrant de l’ odeur suave de la belle chatte.
Tine pensa, amusée, que son chéri progressait dans la prise d’initiative et l’encouragea…

— Oui! Chéri. C’est bien… comme ça! Continue!

Tout en exhortant Mick, elle dégrafait sa robe éprouvant une curieuse sensation: la caresse de Mick l ‘excitait, certes, mais elle était trempée, le ventre noué par un désir qui l’étreignait, dans un désordre incompréhensible de ses sens. Que se passait-il? Allait-elle être prise comme l’autre jour par un nouvel accès de cette inexplicable fièvre amoureuse?
Sa robe maintenant complètement ouverte en corolle sur son corps épanoui, elle arracha plus qu’elle n’ôta son soutien gorge, dévoilant son opulente poitrine, qu’elle se mit, gémissante, à caresser à geste lascifs avec le sourire de bonheur douloureux que provoquait un désir effréné.
D’une voix suppliante elle appela son jeune amant, l’attirant sur elle.
— Oh! Viens…Viens, chéri! Viens…prends-moi, mon amour!
Elle l’amena entre ses jambes largement ouvertes et l’embrassant, le caressant, avec des râles d’impatience, le guida en elle.

Mick ne la fit pas grimper aux rideaux comme son Guédru, de sa merveilleuse bite, savait si bien le faire… c’était lent, doux et calme comme un fleuve, ça venait de loin et l’emportait dans une volupté d’une douceur infinie. Tine, comblée, caressait son tendre amant avec de longs soupirs, lui murmurant des mots d’amour qui le ravissaient, alors qu’il s’appliquait à donner du plaisir à sa maîtresse, qui bouleversée de tendresse, l’enserrait de ses bras et l’embrassait emplie d’un ineffable bonheur.
Il ne tarda pas à jouir en elle, lui faisant éprouver les délices d’une douce volupté qui la firent fondre lui faisant murmurer des mots d’amour et l’embrasser, éperdue de tendresse, alors que des larmes lui montaient aux yeux…

Un instant apaisés, les deux amants passèrent un long moment à se cajoler…
Tine qui avait réfléchi à la manière d’amener Mick à adhérer à son projet s’était dit qu’en fait, le mieux était de ne pas lui en parler de manière ouverte: mettre des mots sur son dessein, risquait de le faire apparaître cousu de fil blanc.
Elle avait décidé de ne rien proposer… non: c’était de lui que tout devait venir, ou du moins, devait il en avoir l’impression.
Elle devait parvenir à force de suggestion à provoquer son envie, le reste viendrait tout seul.
La fine mouche savait déjà comment s’y prendre…

Alors qu’elle caressait son céladon, et semblait rêveuse…

— A quoi pensez-vous, Tine chérie?
— Je pense à la douceur de ta peau, ma chatte! Une fille est pas plus douce! Un vrai bonheur…
— Oh! Tine…
— J’ te choque chéri?

— Non, Tine chérie…au contraire. Je…ça me fait plaisir.

                                                                            — Allons, ça va dans le bon sens!

Se dit Tine dans un sourire.
Lui murmurant des mignardises qu’elle mêlait de mots crus, la belle embrassait son jeune amant, caressant son dos, ses reins. Alors qu’elle le sentait se cambrer pour appeler plus bas les mains de sa maîtresse, elle ne put s’empêcher de sourire sachant ce qu’il attendait.
Lorsque de ses caresses, elles atteignit ses fesses, elle l’entendit soupirer d’aise et l’appeler:

— Oh! Tine…! Oui! Oui…
— Oui, ma chatte! Oui…!

Elle immisça son médius entre ses fesses et se mit à en titiller son anneau, le faisant gémir.

— C’est là que tu me veux, hein ma chatte? C’est là…?

Le bichon lui répondit d’une voix implorante:

— Oh! Oui, chérie…Oui!

Tine ne put s’empêcher de sourire.
Pour amener son giton à accepter son projet, elle avait besoin de son entier consentement et ficelle qu’elle était, elle le maintenait dans son penchant naturel pour la passivité pour l’inciter à franchir de lui-même les derniers pas qui le séparaient du nouveau rôle qu’elle envisageait pour lui.
Doucement, elle l’amenait sur la bonne voie.

— Je vais t’enculer ma coquine…t’aimes ça, hein, que je t’encule ?

Le giton acquiesça:

— Oh, oui, chérie…!

Et il embrassa avec dévotion sa maîtresse dans l’attente des nouveaux délices qu’elle allait lui faire éprouver.

Tine, se tournant légèrement prit dans le tiroir du chevet le petit bocal que Mick reconnut… se tournant à nouveau, elle se saisit dans le même tiroir de l’imposant godemichet de cuir et le caressant se tourna vers lui…  le lui présentant  avec un sourire grivois:

— Regarde … tu le reconnais? Tu vas te le reprendre dans ton petit cul! T’es contente, hein ma belle…?

Dans la fièvre qui l’avait déjà gagné Mick ne s’aperçut pas que la petite futée avait tout préparé, et blotti contre sa maîtresse, ne put que hocher la tête.

Tine l’embrassa, sentant croître son excitation. Elle s’empara du gode sur le chevet et lui murmurant des mots obscènes, d’une voix âpre, l’approchant de sa bouche:

— Tiens, salope, regarde le bien… embrasse-le! Embrasse le, je te dis! Suce le! Regarde… c’est lui qui va te défoncer le cul…dis lui que tu l’aimes…! Dis lui, petite pute!

Elle affolait son giton de ses obscénités, exacerbant le désir qui le tordait déjà, lui faisant anticiper ce qu’elle allait lui faire endurer pour son plus grand plaisir.

Partant, elle lui fit éprouver, pendant près de deux heures, déployant tout son talent, les délices qu’elle le savait attendre.

Elle lui fit d’abord une feuille de rose qui fit se tordre le mignon sous l’obscène et délicieux baiser. Elle put à cette occasion vérifier ce qu’elle avait déjà constaté: bien qu’il eût enduré de nombreuses et sévères pénétrations, sa rosette restait toute aussi jolie, gardant sa même souplesse juvénile.

Ensuite, pendant un long moment, elle s’appliqua à le faire jouir de ses doigts avec une habileté et une inventivité consommée, l’amenant au bord de la jouissance pour l’y maintenir, gémissant, le préparant ainsi à la recevoir, sanglée de son formidable godemichet.

Quand le moment fut venu, Mick vit sa maîtresse se redresser et ceindre le monstrueux engin avec lequel il savait qu’elle allait le posséder. Il se blottit contre elle et se mit de plus belle à la caresser dévotement, le souffle court, en proie à une excitation qu’il avait peine à contrôler, son regard fasciné allait du bel olisbos aux regards vicieux que sa bourrelle lui lançait.
Elle se rendit compte de son émoi:

— T’as hâte de te le prendre dans le cul, hein ma chatte? T’aimes ça, hein?
— Oh!Tine…

Elle trouva délicieux ce petit air à la fois gêné et souriant qu’il prit en se serrant contre elle.
Elle eut un rire âpre et grinça entre ses dents serrées:

— Oui! Tu vas te l’ prendre dans le cul et à fond… J’ vais t’ faire jouir moi, p’tite pute!

Tine sentait monter en elle une bouffée de cet étrange sentiment qu’elle ressentait parfois à l’égard du giton: c’était un curieux mélange de tendresse et de gratitude en même temps qu’un intense sentiment de violence et de domination, une quasi cruauté, envers celui qui devenait sa proie, qu’elle fixait intensément, se mordant la lèvre, une lueur farouche dans le regard.

— Viens!

Mick se tourna creusant les reins.

— Non! Pas comme ça! Mets toi sur le dos! Je veux te voir quand tu vas jouir! Je vais te baiser comme une fille!

Le souffle court, le céladon s’exécuta. Tine se saisit d’un oreiller et le lui glissa sous les reins.

Elle se tenait à genoux face à son mignon, le fixant avec un rictus obscène, impérieuse, jambes écartées sur l’énorme chibre de cuir qu’elle tenait à pleine main. Elle se pencha et se saisissant du pot de suif, enduisit le gode de liniment, puis, lui faisant écarter les jambes, lubrifia soigneusement sa rosette.

— T’es p rête à te faire enculer, petite pute?

Elle lui fit relever les jambes et les écarter et plaçant ses chevilles sur ses épaules, empoigna son énorme chibre dont elle aboucha le gros gland palpitant à son anneau.

Les mains à ses jarrets, Tine lui écartait les cuisses tout en lui relevant le bassin, il la sentit aboucher son terrible pal dont la volumineuse tête commença à écarteler son anneau.
A lents coups de reins, elle faisait peu à peu peu pénétrer le monstrueux gourdin dans le fourreau du giton qui gémissait, mains tendues caressant le ventre et les seins de sa bourrelle…

— Oui, oui! Ça rentre…tu le prends salope!
— Oh! Tine! Encore…

Sur un coup de reins plus appuyé de sa maîtresse le giton sentit une nouvelle poussée, plus forte encore, ses sphincters cédèrent et la monstrueuse mentule s’enfonça presque entière dans son fourreau, lui faisant pousser un long vagissement.
Sur un nouveau coup de reins de sa baiseuse, la lourde bielle s’enfonça aux tréfonds de son ventre
Il ressentit une jouissance d’une telle violence qu’il se mit à éjaculer, alors que ses yeux se révulsaient.
Sa maîtresse ravie exultait.
— Aah! Petite traînée… Tu jouis! Que c’est bon! Aah… ! T ‘ es bonne, salope!
Elle étala de sa paume son sperme sur son ventre et sa poitrine et après le lui avoir fait lécher, se mit à lentement onduler des hanches, faisant monter de son monstrueux chibre, une nouvelle jouissance au fond du ventre de son bichon.

Dès lors, avec un art consommé, connaissant ses attentes, elle l’emmena de son formidable engin vers des sommets d’un indicible plaisir qui le laissèrent exténué et ravi sur le lit de stupre aux bras de sa luxurieuse maîtresse.

Alors qu’il lui murmurait des mots d’amour et de gratitude, la belle, tout en l’embrassant et le caressant, était déjà dans la phase suivante de son plan: le petit piège qu’elle allait lui tendre le ferait tomber comme un fruit mûr… elle était confiante.

— J’ sais pas toi, mais moi, j’ai comme un creux… Qu’est ce tu dirais d’une dînette en amoureux, ma chérie? Tu sais, je nous ai préparé de ces petits trucs! Mmh! J’ te dis que ça… Ça te dirait?
— Tout me dit avec vous, Tine chérie!
— T’es mignonne, ma biche! Alors viens !

Elle le prit par la main et le tira du lit en riant.

— Mais, t ‘es toute nue…et t’es même pas sous ton pull, jolie môme! — Elle rit — Et pis moi aussi! Viens…on va s’habiller, quand même!

Mais soudain, se touchant le front:

— Oh, mince! J’ai oublié ce fichu coup de fil! Attends moi ici, ma chatte… je r’viens tout de suite.

Lui envoyant un baiser du bout des doigts, elle s’en fut vers le salon.

Ce « fichu coup de fil » qu’elle avait « oublié » était en fait le signal qu’attendait Yvette pour se mettre en route. Quand la sonnerie qu’elle attendait, impatiente,  retentit, elle décrocha immédiatement. Elle eut une courte conversation avec Tine qui lui dit qu’elle l’attendait pour  deux heures et demie  et après s’être murmuré quelques mots brûlants, les deux femmes raccrochèrent.
Tine souriante, revint dans la chambre et trouvant son giton assis sur le lit, le roman qu’elle lisait à la main…

— T’es rien sage, ma chatte…! Allez, viens!

Le prenant par la main, elle l’emmena dans la chambre du fond qui était un peu son boudoir, son cabinet secret, où se trouvaient sa garde-robe et sa coiffeuse.
Elle revêtit sa robe de chambre bleue

— T’as pas froid, ma chérie ? Attends qu’ je te trouve què’que chose…

Elle faisait semblant de chercher dans la grande armoire qui lui tenait lieu de penderie…en fait, elle était allée spécialement choisir des tenues pour lui, à Rouen. Elle se saisit d’un vêtement.

— J’ pense que ça devrait t’aller…!

Et pour cause: elle connaissait aussi bien sa taille de vêtement que sa pointure et avait fait ses achats, en conséquence.

— Tiens! Passe ça, ma chérie!

Mick enfila le vêtement qu’elle lui tendait: une petite robe de chambre de satin blanc très sexy, toute courte, ornée de plumes.
Tine le regarda et joignant ses mains devant sa bouche:

— Oh! t’es rien mignonne…! Qu’est ce que ça te va bien! I’ t’ manques plus que…  Attends!

Elle se pencha vers le fond de l’armoire et lui tendit une paire de sandales à hauts talons blanches.

— Tiens…! Essaie ça! A sont trop grandes pour moi…

Tine avait longtemps cherché des escarpins en 41 mais avait dû se rabattre sur le seul article qu’elle eût trouvé de cette pointure.
Le bichon les chaussa sans regimber.

— Adorable! Vas-y, marche!

Après quelques pas hésitants, il prit de l’assurance et marcha avec aisance sous le regard de Tine admirative:

— Oh! dis donc! T’es rien gironde…! Écoute… I’ te manque pas grand chose pour être belle comme une fille! T’es rien jolie…! Regarde-toi dans la glace!

Le giton se tournait face au miroir, et souriant, se mirait, flatté.

— Dis moi, ma chérie… c’est i’ la première fois que tu fais ça?

Elle connaissait la réponse.
En souriant, il prit un air gêné de gamin pris en faute.

— Euh, non,Tine…j’ai déjà piqué des affaires à ma mère et…
— T’aimes ça?
— J’adore!
— Tu veux t’ i’ que j’ t’aide…?

Comme il la regardait, l’air de ne pas comprendre, détachant bien les dernières syllabes:

— T’aimerais t’ i’ que j’ t’aide à dev’nir une fille?
— Oh! Oui…! Oui,Tine! Oh…merci chérie… je vous adore!

Ils passèrent un long moment dans la cuisine embaumée d’odeurs exquises, et après avoir dégusté les délices que Tine avait préparées, celle-ci se leva et entraîna Mick à sa suite vers la salle de bains où elle le baigna avec des soins attentifs et où ils se laissèrent aller aux caresses de circonstance.

Puis ce furent presque deux heures de préparatifs dans son « boudoir » pendant lesquelles avec une attention de perfectionniste que lui dictait sa motivation, elle fit subir à son mignon une métamorphose étonnante.
Usant de crèmes, de cires, d’onguents de toutes sortes, jouant du rasoir de la pince à épiler, jonglant avec le mascara, l’eye-liner et les faux cils, faisant montre d’un goût sûr et déployant un savoir-faire impressionnant, elle le prépara avec un soin empressé, riant et badinant dans une atmosphère de gaîté folâtre. Elle entourait son giton de son attention, déployant toute son habileté, l’embrassant, le caressant avec une joie espiègle et une attention enjouée.

Elle sortit de l’armoire les deux pièces de lingerie qu’elle était allé acheter à Rouen spécialement pour la circonstance et les lui tendit prétendant que « c’était trop grand pour elle ».
Elle ajusta sur un filet dont elle avait couvert ses cheveux, la magnifique perruque blonde qui lui avait coûté une petite fortune.
Et, après une dernière touche: un rose à lèvres fuchsia au goût exquis qu’elle appliqua au pinceau sur ses lèvres, elle recula de deux pas et admira son œuvre:

— A-do-ra-ble…! Écoute, ma chérie, t’ es vraiment à tomber! Viens t’ voir dans la glace!

Mick ne se reconnut pas. La jolie fille dont il contemplait le reflet ne lui semblait pas inconnue, mais ce n’était pas lui. La féminité de sa silhouette, l’harmonie délicate qui émanait de l’étonnant reflet, le ravissaient.

— Oh! Tine c’est incroyable…! C’est…

Il souriait aux anges, bredouillait, ne trouvait plus ses mots.

— Oh! Merci! Merci Tine chérie… Je suis si heureux!
— Eh, ben! De te voir belle comme ça, c’est ma récompense! Dis donc, c’est Guédru qui va avoir une surprise quand i’ va t’ voir…i’ va r’tomber amoureux!

Ellle rit.

— Viens…On va faire des photos.

Elle alla chercher son Polaroïd et alors commença une longue séance de shooting pendant laquelle elle fit prendre à sa jolie poupée, toute émoustillée, des poses suggestives, dont certaines — Pour Guédru! — prétendit-elle, étaient franchement scabreuses.

Alors qu’elles se tenaient assises côte à côte, enlacées, commentant les photos étalées sur la petite table du salon, se caressant et s’embrassant, la sonnerie de la barrière retentit.
Tine se redressa et jouant la comédie avec un parfait naturel, prit un air surpris.
— Tiens! Qui que ça peut i’ bien être à, c’te heure ? Attends, ma chatte, faut qu’ j’aille voir, quand même!
Lui envoyant un baiser, elle quitta la pièce.

Au bout d’un moment, des voix aux inflexions enjouées se firent entendre: Tine conversait, badinant avec une autre femme…il y avait des rires. Qui cela pouvait-il bien être?

On toqua à la porte du salon.
Tine parut et:

— Ma chérie, ma bonne copine Yvette passe en coup d’ vent me faire la bise. J’aimerais t’ la présenter… T’es t’i’ d’accord?

Décontenancée, la chérie ne put que répondre:

— Euh…Oui Tine ! Bien sûr!

Tine ouvrit la porte en grand et fit entrer une belle jeune femme, habillée avec élégance d’un tailleur très chic et coiffée d’un joli bibi à voilette.

— Ma chérie je te présente ma bonne amie Yvette. Yvette voici Mick…ma petite chérie.
— Mick, vous êtes ravissante!

Elle se pencha pour l’embrasser.

— Mick… c’est original ce prénom pour une jeune fille! On attendrait plutôt un garçon…

Tine étouffa un rire et saisissant la balle au bond, avec une mimique complice, se tourna vers Mick:

— Est que je peux tout dire à Yvette, ma belle? Tu m’autorises?

La belle, que la situation émoustillait depuis le début, ressentit à ce moment, un pic d’excitation et se mit à bander sous sa jolie petite robe de chambre. Elle eut un sourire et rosissant, sur un signe de tête, murmura un:

— Oui…!

Yvette, intriguée, les regardait tour à tour en souriant.
Tine laissa un long moment, puis regardant sa chérie, hocha lentement la tête:

— Vas-y ma chatte, montre lui…

Alors, regardant Yvette dans les yeux, avec un à-plomb inhabituel, souriant, le giton ouvrit lentement sa courte robe de chambre. Entre ses jambes gainées de soie noire, sous le porte-jarretelles se dressait son joli sexe en érection.

— Oh! Oh…! Je… c’est incroyable…si je m’attendais! Oh! Tu es si… et tu…

Elle mit ses mains devant sa bouche, contemplant la jolie créature en secouant la tête avec un sourire ravi. Puis elle regarda Tine:

— Eh bien! Mes chéries, on peut dire que vous m’avez bien eue tous les deux…Ouuh…! j’en suis toute excitée!
— Vrai?

Elle chuchota à sa maîtresse:

— Je mouille comme une salope!

Alors Tine à sa mignonne:

— Ma chérie… Yvette me dit qu’elle crève d’envie de t’embrasser…

Yvette riant intérieurement, se mordit la lèvre retenant un sourire: cette canaille de Tine était redoutable!
Après s’être longuement regardés, sur un signe d’acquiescement imperceptible du giton, Yvette s’approcha.

Si leur baiser commença timidement, dans une infinie douceur, il se prolongea passionnément dans des caresses, gémissements et soupirs qui disaient leur extrême excitation et ce fut l’apothéose lorsque Tine les rejoignit, les enlaçant toutes les deux pour une luxurieuse étreinte pendant laquelle les trois grâces échangèrent les baisers les plus fous, dans les transes d’une fièvre amoureuse.
                                                                                                       *

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